« Extrême Danger » : rendez-vous à Rennes ce 19 juin pour mieux connaître l’extrême droite radicale avec Streetpress
La rédaction - 18 juin 2026
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C’est un travail de documentation colossal. Initié dans la veine de celui, lancé au début des années 1990 par l’universitaire Jean-Yves Camus et le journaliste René Muzat. Près de 40 ans ont passé. Le parti à la flamme tricolore est omniprésent. Dans les médias, dans les débats, dans les urnes, dans l’opinion.
Face à cette « dédiabolisation », aux relais puissants, le média indépendant StreetPress et les Éditions du commun ont repris le flambeau.
Sous la plume des journalistes Daphné Deschamps, Christophe-Cécil Garnier, Mathieu Molard, Johan Weisz et de l’universitaire Nicolas Lebourg, cela donne Extrême Danger. Un manuel d’autodéfense pour « connaître et contrer l’extrême droite radicale ».
Dans cette cartographie minutieuse des mouvances factieuses qui émaillent la France, le mot « radical » à toute son importance. Car, derrière le visage ripoliné d’un RN glamourisé à coups de unes de la presse people bollorisée, nombre de groupuscules font le coup de poing et le coup de sang. Objectif : déstabiliser – si ce n’est tenter de renverser – la République par la peur et par les urnes.
En Bretagne, « terre de mission » pour une extrême droite radicale qui commence à se structurer, cela prend les traits de mouvements nationalistes-révolutionnaires comme l’Action française ou le Parti national breton ; de groupes catholiques intégristes comme Civitas, Academia Christiana ou la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.
Au total, une petite vingtaine de factions identitaires et violentes qui ne comptent pas plus d’une vingtaine de membres chacune. Assez, toutefois, pour se faire voir et pour imposer leur bataille idéologique et culturelle dans les métropoles et les communes rurales.
À l’image de ce qu’il s’est passé du côté de Callac (22) ou de Saint-Brévin-les-Pins (44). Alors que les élus et les habitants étaient majoritairement ouverts à des projets d’accueil pour exilés, ces derniers ont été fragilisés ou carrément mis en échec par la pression répétée et violente de ces extrêmes droites radicales.
« Terre de résistance » dans les mentalités et, pour le moment dans les urnes, la Bretagne se voit notamment infiltrée via les canaux les plus traditionalistes du catholicisme. Un entrisme flagrant du côté du Morbihan.
Par son histoire populaire et ouvrière, la Bretagne voit également ses stades de foot devenir des lieux de socialisation et de recrutement, comme à Rennes, Guingamp et Brest.
La cité du Ponant où nous documentions, déjà en partenariat avec StreetPress, la violence de groupuscules comme la Section West et Talion Brest.
Connaître ces réalités permet une réappropriation des faits. Mais également :
Autant de réappropriations contre « cette force de fracturation » qui nous sépare les uns des autres mais, surtout, de nous-mêmes.
Pour en discuter, notre journaliste Pierre-Yves Bulteau interviendra au côté de Christophe-Cécil Garnier, de StreetPress. Cette conférence modérée par Radio C-lab fera l’objet d’un podcast.
👉 Pratique : vendredi 19 juin, de 19 h à 22 h, au Bâtiment à modeler (Bam), 2 Rue André Trasbot à Rennes. Entrée libre. Gratuit, sur réservation obligatoire.

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