Pourquoi Guillaume Meurice salue le « travail formidable et courageux » de notre équipe
Julie Lallouët-Geffroy était l’invitée de Guillaume Meurice et de sa bande, pour La Dernière, sur Radio Nova, le 16 juin 2026. Notre journaliste a présenté « Splann ! » lors de cette émission en direct et en public à Landerneau (29).
Notre média est né en 2020 dans un contexte de menaces visant des enquêtrices comme Inès Léraud et Morgan Large, qui venaient de travailler sur le fléau des algues vertes. Il s’agissait d’une réaction « de défense […] et ensuite d’attaque », les journalistes ayant décidé de répondre aux intimidations en créant leur propre cellule d’enquête.
« L’idée, c’était de faire, et c’est ce qu’on fait toujours, des enquêtes au long cours sur les grandes problématiques de la région », résume Julie Lallouët-Geffroy, qui a elle-même réalisé des enquêtes sur la méthanisation ou l’accès au foncier agricole. Ces derniers mois, de grands dossiers ont été publiés sur la destruction de l’hôpital, la place de l’écologie dans les lycées agricoles ou les crises de la pêche.
L’un des principes fondateurs de « Splann ! » est de privilégier le temps de l’enquête plutôt que l’actualité immédiate. Chaque investigation dure environ six mois. Comme l’explique notre journaliste : « On ne sort pas une enquête toutes les semaines […] si on n’est pas prêt, on attend. »
Le média fonctionne de manière collégiale, avec une trentaine de membres qui choisissent collectivement les sujets. Son indépendance repose principalement sur les dons des citoyens, qui représentent environ 80 % de son budget.
« On finance nos enquêtes grâce à vous », expose Julie Lallouët-Geffroy, qui rappelle l’importance de ne pas dépendre ni d’actionnaires fortunés, ni d’annonceurs, ni de collectivités locales qui cherchaient à influer sur la ligne éditoriale.
L’entretien aborde également les difficultés rencontrées sur certains sujets sensibles, notamment lors d’une enquête sur l’expérimentation du RSA dans le Finistère, au cours de laquelle des journalistes de « Splann ! » se sont vu refuser l’accès à une réunion publique et ont été « rudoyés ».
Si les journalistes peuvent être soumis à diverses pressions, les lanceurs d’alerte sont encore plus exposés. « La protection des sources, c’est un sujet hyper important […] la pression, elle s’exerce d’abord sur eux, en particulier dans le milieu agricole », souligne Julie Julie Lallouët-Geffory.
L’entretien fut également l’occasion d’annoncer le lancement d’une campagne de dons visant à produire des enquêtes sur les pesticides.
« Les maladies comme le cancer, ce n’est pas « pas de bol » ; c’est un fait politique, une construction politique. » Alors que le recul des normes environnementales contribuent à l’exposition de la population aux substances toxiques, notre média estime que les citoyens ont plus que jamais besoin d’une information libre et rigoureuse.
À l’approche d’échéances électorales majeures, nous nous organisons dans ce sens, avec le concours de chercheurs et de spécialistes des données.
Un objectif encouragé par Guillaume Meurice, qui a salué « le travail formidable et courageux » de notre équipe et a invité les auditeurs à soutenir ce journalisme d’investigation indépendant.






