RSA Finistère : la CGT traîne Maël de Calan devant la justice, l’enquête en bref
Le chapitre judiciaire du conflit autour du « plan RSA » du Département du Finistère s’ouvre ce lundi 30 mars à Brest. Maël de Calan, président de la collectivité, est cité à comparaître pour « harcèlement moral institutionnel » par la CGT et six allocataires.
Qu’est-ce qui explique la baisse d’un quart du nombre de bénéficiaires finistériens du Revenu de solidarité active depuis l’arrivée de la droite à la tête du conseil départemental ?
S’agit-il simplement du résultat d’une politique d’accompagnement volontariste et d’un renforcement de la lutte contre la fraude, comme l’affirme le président Maël de Calan ?
Ou faut-il y voir une « traque des précaires » menée au moyen de contrôles intrusifs et de séances de coaching « inutiles », voire « humiliantes », comme l’affirme la CGT ?
Nous avons vérifié les témoignages de plusieurs Finistériens en situation de vulnérabilité économique : de petits paysans contraints de fournir un nombre de pièces extravagant afin de conserver quelques centaines d’euros d’allocation, ou des personnes privées d’emploi dont les rendez-vous avec des coachs les éloignent de leur projet professionnel.
Le Département ne s’en cache pas : il s’agit d’orienter les allocataires vers les métiers dits en tension, des emplois souvent peu qualifiés, à temps partiel, dans des secteurs comme l’agroalimentaire ou la propreté, qui peinent à recruter.
Y a-t-il lieu de parler de « harcèlement moral institutionnel », délit reconnu par la Cour de cassation grâce aux syndicats de France Télécom (devenu Orange) ? Le tribunal de Brest en jugera.
👉 Lire l’enquête de Chloé Richard et Kristen Falc’hon.
📺 Cette vidéo a été réalisée par Kristen Falc’hon, avec l’aide de Sylvain Ernault. Elle a été cofinancée par le Journalismfund Europe.






