221122 - Mediapart Censure préalable affaire Perdriau Crédits Simon Toupet
« Splann ! » dénonce « une attaque sans précédent contre la liberté de la presse » dans l’affaire Perdriau

par | 22 11 2022

Une décision de justice du tribunal de commerce de Paris empêche Mediapart de publier une enquête sur les pratiques politiques du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau. Splann ! signe une tribune collective rédigée par le collectif Informer n’est pas un délit pour dénoncer « une attaque sans précédent contre la liberté de la presse ».

Nous, sociétés de journalistes, associations de défense du droit à l’information, organisations et collectifs de journalistes, médias, dénonçons avec force la décision du tribunal judiciaire de Paris de faire injonction à Mediapart de ne pas publier de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, après celles du chantage à la sextape. Cette censure préalable, décidée sans débat contradictoire, est une grave et flagrante attaque contre la liberté de la presse.

Comment une telle décision a-t-elle pu être rendue, en dehors de toute contradiction, alors qu’il existe pourtant des procédures d’urgence, qui auraient permis à Mediapart de se défendre ?

Depuis la loi du 29 juillet 1881 qui a instauré en France le droit d’information et la liberté d’expression, jamais une telle procédure, à notre connaissance, n’avait été utilisée pour censurer préalablement un média.

Dans un contexte où un industriel a récemment détourné le droit de la presse pour poursuivre un média devant les tribunaux de commerce, où des hommes d’affaires multiplient les procédures bâillons et où de nombreux journalistes se voient refuser l’accès à des données d’intérêt public au nom du “secret des affaires”, cet acte liberticide nous inquiète profondément quant à la situation de la liberté de la presse en France.

Nous sommes solidaires de nos consœurs et confrères de Mediapart et nous nous tenons à leurs côtés.

Premières sociétés de journalistes signataires

SDJ de Premières Lignes, SDJ d’Arrêt sur Images, SJPL de Libération, SDJ de l’Humanité, SDR de La Vie, SDJ de BFMTV, SDJ de M6, SDJ de France 2, SDJ de FranceInfo.fr, SDJ de Paris Match, SDJ de Télérama, SDJ de Public Sénat, SDJ de Marianne, SDJ de Courrier international, SDJ des Échos, SDJ de Midi Libre, SDJ de France 24, SDJ de La Tribune, SDR de l’Obs, SDJ du Figaro, SDJ de France 3 Rédaction Nationale, SDJ de L’Usine Nouvelle, SCJ de Sud Ouest, SDJ NRJ Group, SDJ de RTL, SDR du Monde, SDJ de RFI, SDJ de l’AFP, SDJ de l’Express, SDJ du Parisien / Aujourd’hui-en-France, SDJ du JDD, SDJ de Radio France, SDJ de LCI, SDJ de RMC, SDJ de M6, SDJ de Challenges, SDJ de TF1, SDJ de Franceinfo TV

Premières associations, collectifs et organisations signataires

Informer N’est Pas un Délit, Reporters Sans Frontières, Fédération Internationale des Journalistes, Association de la Presse Judiciaire, Profession Pigiste, SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes, F3C CFDT, SGJ-FO, We Report, Forbidden Stories, Collectif Extra Muros, Association des journalistes économiques et financiers, SCAM, Association des Journalistes de l’Information Sociale, Prix Albert Londres, Maison des Lanceurs d’Alerte, Fonds pour la presse libre, Anticor, Europresse, Un Bout des Médias, LDH (Ligue des droits de l’Homme), APESAC

Premiers médias signataires

Reflets.Info, La Tribune, Médiacités, Politis, Les Jours, Regards, Blast, AOC, Splann !

Lire notre enquête : « Démocratie environnementale : les travers du porc »

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